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Témoignage : à la rencontre de Hugues-Raphaël Camp, diplômé de l’IAE DIJON

Hugues-Raphaël Camp, diplômé du Master Gestion des Ressources Humaines de l’IAE DIJON, s’est lancé dans l’aventure de la franchise en ouvrant son restaurant Les Burgers de Papa à Dijon.
Pour mener à bien ce projet, il a choisi de s’associer avec Valentin Rigaud. Ils nous racontent leur expérience.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Valentin : J’ai fait une école de commerce puis j’ai commencé chez Domino’s Pizza en tant que gérant de magasin. Je suis resté pendant 4 ans. Ensuite, j’ai rencontré Hugues avec qui je me suis lancé dans l’aventure Les Burgers de Papa.

Hugues-Raphaël : J’ai fait une maîtrise d’AES. Après, je me suis engagé comme militaire. J’ai été officier dans l’armée de terre pendant quelques années. Ensuite, j’ai eu un grave accident qui m’a contraint à rester en fauteuil. J’ai été 2 ans en rééducation. Sorti de ma rééducation, j’ai travaillé dans l’entreprise familiale sur des tâches administratives, de comptabilité et de gestion du personnel. J’ai travaillé pendant presque 3 ans dans cette entreprise. Cela m’a donné le goût des Ressources Humaines et m’a conduit à intégrer le Master 2 GRH de l’IAE DIJON.

Je voulais avoir un vrai diplôme de qualité dans le domaine.

Par la suite, j’ai cherché du travail dans les Ressources Humaines mais ça a été difficile. Le fait d’être en fauteuil n’a pas été un avantage. A un moment, j’ai arrêté de chercher et je me suis posé la question de savoir réellement ce que je voulais faire. Je me suis dit que j’avais toujours voulu monter mon entreprise et je me suis alors rapproché de la franchise Les Burgers de Papa.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans la formation ?

Hugues-Raphaël :

Ce qui m’a marqué c’est le fait que déjà en tant qu’étudiants, nous étions considérés comme des professionnels des Ressources Humaines.

Le Master GRH a aussi une vie interne bien à lui avec une vraie cohésion et des activités tout au long de l’année.

En quoi votre formation vous a préparé à votre métier actuel ?

Hugues-Raphaël : Elle m’a apporté des connaissances en Ressources Humaines mais aussi une réelle ouverture d’esprit. Dans mon métier actuel, mes missions au niveau de l’accompagnement du personnel sont complètement liées à la formation reçue.

Comment s’est formé votre binôme ?

Hugues-Raphaël : J’avais prospecté dans d’autres franchises et pour certaines j’avais tout de suite compris que le fait de ne pas pouvoir être opérationnel et d’être en fauteuil serait problématique. Alors que quand je suis allé à Lyon, les créateurs des Burgers de Papa m’ont dit qu’ils avaient 5 restaurants, qu’ils n’étaient pas toujours dedans et qu’ils s’appuyaient sur des managers ou des directeurs.
Florian, le franchiseur, a su me dire que ce n’était pas grave que je ne sois pas opérationnel et qu’il pourrait me présenter quelqu’un avec qui je pourrais m’entendre, c’était Valentin !

Aujourd’hui, quels sont les avantages d’être 2 associés ?

Valentin : Cela me permet d’être opérationnel en comptant sur Hugues, qui lui, a beaucoup plus de recul. Il a une distance qui lui permet d’observer ce que je n’ai pas forcément le temps de remarquer ou qui me passe devant sans que je le voie.

Hugues-Raphaël : J’ai un côté plus novice que Valentin parce que je ne suis pas issu du secteur de la restauration mais cela permet aussi d’apporter un œil extérieur. C’est aussi intéressant d’être tous les 2 parce qu’on est sur une grosse structure. Les restaurants Burgers de Papa qui sont dans les autres villes (excepté un qui est de la taille du nôtre où il y a d’ailleurs 3 associés) comptent 4 ou 5 salariés. Ici, on est 12 salariés avec des amplitudes horaires conséquentes.

Valentin :

 C’est important de pouvoir se compléter et sur chaque point d’avoir une vision commune.

Ce qui nous caractérise, sans le vouloir, c’est qu’on a systématiquement le même avis sur une question. On a les mêmes réponses en général et quand l’un des deux ne sait pas quelque chose, la plupart du temps l’autre le sait.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots Les Burgers de Papa ?

Valentin :

Les burgers de Papa ce sont 3 valeurs :

  • Travailler local : nous avons un boulanger à Dijon, un primeur à Dijon et une productrice de pommes de terre à 15 km de Dijon.
  • Travailler du frais : le pain du boulanger est livré tous les matins et les légumes frais sont livrés 2 à 3 fois par semaine.
  • Proposer du fait maison : nous travaillons la génisse charolaise.
    La viande est hachée sur place tous les jours, nous faisons nos propres steaks. Nous préparons aussi nos sauces et nos desserts. Évidement les frites aussi sont faites maison.

Ce sont 3 trois principes que l’on retrouve dans tous les restaurants de la franchise. Vous aurez partout le même burger mais avec des ingrédients qui viennent d’une autre ville. C’est là où c’est intéressant : le concept qui est très local devient national.

Selon vous quelles sont les qualités pour développer une franchise ?

Hugues-Raphaël : Je dirais qu’il faut croire fort en ce que l’on veut faire.

Ce qui est intéressant avec la franchise c’est qu’il y a beaucoup de choses structurées. C’est pour cela aussi que j’ai choisi cette option.

Je ne me lance pas comme un indépendant qui créé son restaurant de burgers. Je ne suis pas obligé de tout chercher. Les recettes sont préparées, on connaît les produits, on sait déjà où aller les chercher.

Pouvez-vous nous décrire une journée type ?

Hugues-Raphaël : Je n’en ai pas ! Ce matin, j’ai été pendant une heure et demie avec la médecine du travail qui venait pour les salariés. Je vais appeler l’assurance pour la mutuelle. Demain, je vois le comptable et après, nous devons rencontrer un fournisseur. Mon rôle c’est vraiment d’être en appui, de mettre l’huile dans les rouages pour que cela fonctionne bien.

Valentin : Régler des problèmes ! Etre au téléphone, faire des mails, dire oui, dire non, donner des directives, aller voir un fournisseur ou un client, reprendre le téléphone, régler un autre problème, etc.
C’est ça qui est génial dans notre duo : c’est comme si Hugues me passait tous les feux au vert avant que j’aie besoin du lui dire et moi je n’ai plus qu’à rouler. J’ai la route ouverte et ça, ça n’a pas de prix !

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous aux futurs diplômés du master GRH/de l’IAE DIJON ?

Hugues-Raphaël : Je dirais que s’ils ont envie de se lancer, il faut le faire !

 Il ne faut pas attendre qu’on vous dise que c’est le bon moment.

Il faut aussi avoir une très grande conviction dans son projet. Il faut avoir envie, croire en soi et les portes s’ouvriront. Mais ça n’empêche pas qu’il faut aussi avoir les connaissances que peut apporter l’IAE DIJON avant !

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